Le drame c’est le trou qui ne l’a pas happé, qui le fonde et dont il ne sait que ce trou.
Sans lâcheté aucune à reculer devant lui.
La ténacité même ténue reste scellée aux avant-postes.
Surgit alors un regard de côté ; un regard aux aguets, un nouveau vecteur à suivre, un regard qui en dit long…
Avant, coincé dans l’exigu, l’étriqué (du corps) assiégé par tant de gravité, s’amorce un changement de posture.
De cette inclinaison, jaillissent des bagatelles deci-delà, des breloques de fille, des petits riens en relique, des vétilles savoureuses, des présages légers.
Après le drame, instant fugace, instant fragile si doux à saisir, ravissement de l’instant.
Anne Migliorini, le 5 octobre 2010
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